Trois modes de reproduction
Plutôt que de pondre des milliers d’œufs dans l’eau, à l’instar des poissons osseux, les Elasmobranches ont opté pour une fécondation interne. Les organes sexuels mâles sont les ptérygopodes (correspondant à une modification des nageoires pelviennes), à introduire dans l’organe sexuel femelle : le cloaque. Ce type de fécondation produit un nombre limité d’embryons. Mais les différents modes de développement de ces derniers leurs confèrent une bonne protection.
L’oviparité
Après la fécondation, les œufs sont expulsés de la femelle. Enfermés dans une capsule très solide : l’oothèque, elle-même fixée à un support, les embryons se développent à l’intérieur en se nourrissant du sac vitellin. Les capsules, caractéristiques à chaque espèce, peuvent ensuite se ramasser sur la plage lors des chasses aux œufs de notre programme « Capoera » !
L’ovoviviparité
Ce mode de reproduction concerne la majorité des requins. Après la fécondation, les œufs se développent dans l’utérus de la femelle. Chaque embryon se nourrit de son sac vitellin. Et lorsqu’il n’y a plus à manger, chez certaines espèces, les embryons terminent leur croissance grâce à des substances nutritives secrétées par la mère. Il y en a même qui se nourrissent de leurs congénères au sein de la matrice utérine : on parle d’adelphophagie.
La viviparité
C’est le système le plus évolué. Les embryons sont contenus dans des compartiments utérins individuels et reliés à la mère par un placenta et un cordon ombilical. Ils reçoivent donc l’oxygène et les nutriments par la mère.
Dans les trois cas, les nouveaux-nés sont immédiatement autonomes après l’éclosion ou la parturition, et ressemblent à des adultes en miniature.

