A.P.E.C.S.

Association loi de 1901 dédiée aux requins et aux raies, poissons cartilagineux anciennement nommés « Sélaciens ». Fondée en 1997, elle mène des programmes scientifiques et éducatifs pour mieux connaître et faire connaître ces espèces souvent menacées, dans une optique de conservation.

Portrait de famille

Dans la famille Poisson, je voudrais l’Élasmo. Mais lequel ? Celui aux longues nageoires ou aux petites ailes ? Celui aux dents pointues ou coniques ? Certaines caractéristiques physiques des Élasmobranches les distinguent des autres poissons et ont participé à leur renommée.

[*Un aileron et des ailes*]

Les nageoires des Élasmobranches sont soutenues par un squelette interne, composé de plusieurs pièces cartilagineuses et de rayons fibreux. Leur forme est étroitement liée au mode de vie de l’animal.

Les Élasmobranches pélagiques ont des nageoires longues et minces, adaptées à une nage rapide et constante. Ils ont généralement deux nageoires pectorales, deux pelviennes, deux dorsales, une anale et une caudale. Cette dernière sert à la propulsion de l’animal, lui conférant une rapidité et une capacité de détente brusque. Chez les nageurs rapides, elle est en forme de croissant de lune dont les deux lobes, supérieur et inférieur, sont quasiment identiques. Alors que chez les espèces vivant au fond et nageant lentement, le lobe inférieur est extrêmement réduit. Les nageoires dorsales ou « aileron », et pectorales permettent de stabiliser les mouvements. Certains requins possèdent une carène latérale à la base de la queue, afin de réduire les turbulences lors des déplacements.

En ce qui concerne les espèces benthiques, qui se déplacent lentement et capturent leurs proies en fouissant dans le substrat, les nageoires pectorales sont larges et soudées au corps sur toute la longueur. Le déplacement se fait grâce à des mouvements d’ondulation ou de battement d’ « ailes ».

[*Dans la peau d’un Élasmo*]

Un gros plan sur la peau rugueuse des Élasmobranches permet de constater que celle-ci est formée d’innombrables monticules minuscules, appelés les denticules. Denticules qui ressemblent d’ailleurs beaucoup à des dents, structurellement parlant. Au cours de la croissance, elles tombent et sont remplacées par des plus grandes. Elles ont des formes différentes selon les espèces, voir d’une partie du corps à l’autre sur un même individu.
Les denticules ne sont pas disposés au hasard. Leur organisation facilite l’écoulement de l’eau le long du corps, ce qui augmente l’hydrodynamisme de l’animal, surtout chez les espèces pélagiques. En outre, les denticules offrent une protection contre les abrasions et les écorchures, notamment chez les espèces benthiques.
Cette rugosité due aux denticules, était utilisée, il y a encore peu de temps, comme peau de chagrin abrasive. En Grèce antique, on s’en servait pour polir le bois, et les japonais s’en servaient pour recouvrir la poignée des épées.

[*Une dentition toujours parfaite*]

Elles ont tenu le haut de l’affiche au cinéma à 4 reprises : ce sont les dents des Élasmobranches.
©C. Spagnol - APECSDisposées en plusieurs rangées parallèles, elles se forment en continu tout au long de la vie. Elles ne sont pas enchâssées dans l’os de la mâchoire, mais incluse dans une membrane : la lame dentaire qui progresse vers l’avant, tel un tapis roulant. Ainsi les dents de devant finissent par tomber pour être remplacées par celles de derrière. Les Élasmobranches fabriquent et perdent ainsi des milliers de dents au cours de leur vie. Ce système garantit à l’animal une dentition toujours parfaite.

Les dents d’Élasmobranches font également preuve d’une grande variété et sont adaptées au régime alimentaire. Les requins qui se nourrissent de calmars et de poulpes, ont des dents longues et pointues, idéales pour saisir les proies glissantes. Le grand requin blanc présente des dents triangulaires, qui ont elles-mêmes des dents, ou plutôt des cuspides, qui les rendent très tranchantes. Les espèces benthiques possèdent des dents en forme de cônes capables d’écraser les coquilles ou les carapaces de leurs proies. Les dents peuvent aussi varier au cours de la vie de l’animal, traduisant un changement de régime. Elles peuvent également varier entre la mâchoire supérieure et la mâchoire inférieure.

A.P.E.C.S. (Association pour l’É}tude et la Conservation des Sélaciens)

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