A.P.E.C.S.

Association loi de 1901 dédiée aux requins et aux raies, poissons cartilagineux anciennement nommés « Sélaciens ». Fondée en 1997, elle mène des programmes scientifiques et éducatifs pour mieux connaître et faire connaître ces espèces souvent menacées, dans une optique de conservation.

Autant d’espèces que de styles de vie

De nos jours, 950 espèces d’Élasmobranches sont recensées, et environ 200 sont en cours de description. Ce groupe zoologique révèle une très grande diversité, dans leur mode de vie ou dans leur biologie.

[*Dans tous types de milieux aquatiques*]

Les Élasmobranches se retrouvent dans tous les océans du globe, de l’Arctique à l’Antarctique, du plateau continental aux plaines abyssales de plus de 3000 mètres de profondeur. Certaines espèces errent même du côté des eaux saumâtres : dans les estuaires et les baies pour la pastenague par exemple. Ou carrément dans les fleuves comme pour le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) qui peut remonter le Mississipi et l’Amazone sur plusieurs centaines de kilomètres.
Cependant, le plus grand nombre d’espèces d’Élasmobranches se trouvent dans les eaux tropicales et tempérées chaudes.

[*Couleurs bigarrées et formes variées*]

Autant de lieux de vie requin tapis © jon hanson @ flickr - licence Creative Commons BY-SA qui révèlent des physionomies, des tailles et des couleurs toutes aussi variées. Les Élasmobranches pélagiques ont un corps fuselé et hydrodynamique, idéal pour chasser des proies et nager rapidement. Tandis que les requins et les raies benthiques ont un corps aplati et des couleurs semblables au fond, propices au camouflage, comme chez le requin-tapis (Eucrossorhinus dasypogon) par exemple.
Certaines espèces ont développé des formes originales. requins marteaux © seawatch.org Les requins marteaux (Sphryna sp) et leur large tête en forme de marteau donc. Le requin scie de la famille des Pristiophoridae, avec son long rostre dentelé armé de dents irrégulières. Le requin-lutin (Mitsukurina owstoni) et sa corne aplatie au milieu du museau.
Le plus grand des Élasmobranches mesure jusqu’à 15 mètres. Il s’agit du requin-baleine (Rhincodon typus). requin baleine © jon hanson @ flickr - licence Creative Commons BY-SALe requin pèlerin (Cetorhinus maximus) n’est pas loin derrière avec ses 12 mètres. Et le plus petit des Elasmobranches est le squale pygmée (Euprotomicrus bispinatus) avec seulement une vingtaine de centimètres. Et entre les deux, tous les autres, dont la grande majorité ne dépassent pas deux mètres. Pour exemple, 50% des requins mesurent moins de 1 mètre.

Outre les espèces benthiques se confondant avec le fond, certaines espèces exposent des motifs et des couleurs originales. Les pastenagues ne sont pas en reste : la pastenague à tâches bleu (Taeniura lymna), la pastenague-léopard (Himantura undulata), la pastenague indienne (Himantura uarnak) et son labyrinthe blanc dessiné sur fond noir. Le requin-zèbre (Stegostoma fasciatum) porte une livrée jaune pâle avec des selles noires quand il est au stade de juvénile, puis sa robe change à l’âge adulte pour devenir beige à petits pois noirs.
requin-zèbre et pastenague à points bleus © jon hanson @ flickr - licence Creative Commons BY-SA

[*À table !*]

La plupart des Élasmobranches se nourrissent de poissons, crustacés, crabes, bivalves, calmars, etc. Certains requins se distinguent par une forte capacité prédatrice : le requin-tigre (Galeocerdo cuvier), le célèbre grand requin-blanc (Carcharodon carcharias), le requin mako (Isurus oxyrinchus), le requin marteau (Sphryna sp), qui peuvent chasser des proies de grande taille.
Certaines torpilles envoient des décharges électriques à leurs proies pour les paralyser avant de les manger, tandis que d’autres pastenagues ont des aiguillons pointus capables d’injecter du poison.
Et pendant ce temps, le requin pèlerin (Cetorhinus maximus), le requin baleine (Rhincodon typus) et le requin grande-gueule (Megachasma pelagios) préfèrent engloutir des centaines de kilos de plancton.
Aiguillon d'une pastenague © C. Hennache

[*Plus vieux que les dinosaures*]

Cette grande diversité révèle la longue histoire évolutive de ces poissons, histoire qui a commencé il y a environ 400 millions d’années tout de même, avant même celle des dinosaures ! Les variétés de formes, de couleurs et de modes de vie témoignent de leur parfaite adaptation à leur environnement.
Mais aujourd’hui, c’est une nouvelle menace qui plane sur le feuilleton de leur évolution. En effet, les Élasmobranches s’avèrent mal préparés aux pertes causées par certaines activités humaines, comme la pêche intensive, le « shark finning » et les dégradations d’habitats.

A.P.E.C.S. (Association pour l’É}tude et la Conservation des Sélaciens)

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L’APECS est une association à but non lucratif loi de 1901.